Quelles sont les règles des congés payés annuels ?
La période de référence pour l'acquisition des congés payés court du 1er juin au 31 mai de l'année suivante. Chaque mois de travail effectif ouvre droit à 2,5 jours ouvrables de congé, dans la limite de 30 jours ouvrables par an.
La période de prise des congés est fixée du 1er mai au 30 avril de l'année suivante. Le congé principal de 24 jours ouvrables est pris entre le 1er mai et le 31 octobre, dont au moins 18 jours ouvrables continus obligatoirement sur cette période. La cinquième semaine est prise en dehors de cette plage.
Report des congés
Le salarié dans l'impossibilité de prendre ses congés avant le 30 avril (congé de maternité, paternité, adoption, congé parental, arrêt maladie ou accident) bénéficie d'un report jusqu'à son retour effectif dans l'entreprise, dans la limite de 3 ans.
Fractionnement
En cas de fractionnement du congé principal avec prise de jours hors de la période mai-octobre : 2 jours ouvrables supplémentaires si au moins 6 jours sont pris hors période, 1 jour si entre 3 et 5 jours. Ces jours supplémentaires ne sont pas dus si c'est le salarié qui a demandé le fractionnement par écrit.
Rappel en cours de congé
En cas de rappel pour nécessité de service : 2 jours ouvrables de congés supplémentaires + remboursement des frais de voyage et frais supplémentaires sur justificatifs.
Congés supplémentaires pour ancienneté — cadres uniquement
+2 jours ouvrables après 6 ans d'ancienneté, acquis à chaque date anniversaire d'entrée dans l'entreprise. Non dus en cas d'absence totale entre deux dates anniversaires.
Art. 25 de la CCN, modifié par avenant du 24 octobre 2019, étendu par arrêté du 2 juillet 2021, applicable à compter du 1er décembre 2019.
Quels congés pour naissance, mariage, décès et autres événements familiaux ?
Ces congés sont décomptés en jours ouvrés. Ils n'entraînent aucune réduction de rémunération et sont assimilés à du temps de travail effectif pour les congés payés annuels. Ils doivent être pris dans une période raisonnable entourant l'événement et ne peuvent pas donner lieu à une indemnité compensatrice.
| Événement | 0 à 3 mois d'ancienneté | Plus de 3 mois |
|---|
| Mariage ou PACS du salarié | 4 jours | 6 jours |
| Mariage d'un enfant | 1 jour | 2 jours |
| Mariage d'un frère ou d'une sœur | — | 1 jour |
| Naissance ou adoption | 3 jours | 3 jours |
| Annonce de la survenue d'un handicap chez l'enfant | 2 jours | 2 jours |
| Décès du conjoint, partenaire de PACS ou concubin | 3 jours | 4 jours |
| Décès du père ou de la mère | 3 jours | 3 jours |
| Décès du frère, de la sœur, du beau-père, de la belle-mère | 3 jours | 3 jours |
| Décès d'un grand-parent | 1 jour | 2 jours |
| Décès d'un enfant (quel que soit son âge) ou d'une personne de moins de 25 ans à la charge effective et permanente du salarié | 7 jours | 7 jours |
Le salarié bénéficie des jours de congés à due concurrence du nombre d'événements (ex. : plusieurs mariages, plusieurs PACS, succession d'un PACS et d'un mariage).
Art. 26 de la CCN, modifié par avenant du 6 avril 2021, étendu par arrêté du 1er avril 2022, applicable à compter du 1er juillet 2021.
Qu'est-ce que le congé de deuil spécifique à la CCN ?
En plus des jours prévus dans le tableau ci-dessus, en cas de décès d'un enfant âgé de moins de 25 ans ou d'une personne de moins de 25 ans à la charge effective et permanente du salarié, ce dernier bénéficie d'un congé de deuil de 8 jours ouvrés supplémentaires.
Ce congé peut être pris dans le délai d'un an à compter du décès. Il est fractionnable en deux périodes d'au moins une journée chacune, avec prévenance de l'employeur au moins 24 heures avant chaque prise. Il est rémunéré et assimilé à du temps de travail effectif pour les congés payés.
L'employeur ne peut pas rompre le contrat de travail du salarié pendant les 13 semaines suivant le décès de l'enfant ou de la personne à charge, sauf faute grave ou impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger au décès.
Art. 26 §2 de la CCN, modifié par avenant du 6 avril 2021, étendu par arrêté du 1er avril 2022, applicable à compter du 1er juillet 2021.
Quels congés pour enfant malade ou enfant handicapé ?
Tout salarié bénéficie d'un congé non rémunéré en cas de maladie ou accident d'un enfant de moins de 16 ans dont il assume la charge. Durée : 3 jours maximum par an, portés à 5 jours si l'enfant a moins de 1 an ou si le salarié assume la charge de 3 enfants ou plus âgés de moins de 16 ans.
Par ailleurs, tout salarié assumant la charge d'un enfant de moins de 20 ans reconnu handicapé par la CDAPH bénéficie d'un congé rémunéré de 3 jours par année civile, sans condition d'ancienneté minimale, fractionnable en demi-journées à la demande du salarié.
Art. 16 bis de la CCN, issu de l'avenant du 6 avril 2021, étendu par arrêté du 1er avril 2022, applicable à compter du 1er juillet 2021.
Jour férié travaillé : quelle rémunération ou récupération ?
À défaut d'accord d'entreprise, le pharmacien titulaire décide unilatéralement des jours fériés chômés. Le chômage des jours fériés ne peut entraîner aucune perte de salaire pour les salariés ayant au moins 3 mois d'ancienneté.
La coïncidence d'un jour férié chômé avec un jour habituellement non travaillé, ou la coïncidence de deux jours fériés chômés, ne donne droit ni à indemnisation supplémentaire, ni à repos compensateur.
En cas de travail un jour férié (hors 1er mai) : le salarié perçoit le salaire correspondant au travail effectué plus un repos compensateur de même durée dont les modalités sont fixées d'un commun accord.
Le 1er mai est chômé, sauf si l'officine participe au service de garde (application du régime gardes et urgences).
Art. 13 §6 de la CCN, modifié par avenant du 24 octobre 2019, étendu par arrêté du 2 juillet 2021, applicable à compter du 1er décembre 2019.